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MONTRÉAL AUDIOFEST 2026 : La haute-fidélité c’est quoi au juste ?

MONTRÉAL AUDIOFEST 2026 : La haute-fidélité c’est quoi au juste ?

Voici donc la première d’une série qui tentera de démystifier le monde fascinant de la haute-fidélité. À l’approche du salon de l’audio de Montréal, où vous pourrez m’y rencontrer, je vais tenter de vulgariser notre domaine passionnant ! La haute-fidélité est le premier des cinq piliers de l’écoute audiophile réussi, on parle de l’intégrité de la reproduction sonore.

Pour bien comprendre ce qui se passe quand l’on écoute de la musique, il faut connaitre ce qui en constitue la base.

Il est de notoriété que l’art musical se compose de sons très nuancés les uns des autres. Il est donc important de pouvoir saisir ces nuances le plus précisément possible, mais comment ?

Quand un appareil ou un haut-parleur reproduit de la musique, on est devant le défi de reproduire tel quel les différents aspects de cette musique. Sans ces détails fins, l’émotion de l’artiste ne passera tout simplement pas vers l’auditeur…

Dans un premier temps, en quoi est constituée la musique ?

A) La note

Elle donne le ton à chaque mouvement orchestré, elle peut être sourde et grave ou, aiguë et scintillante, ainsi que toute la gamme entre ces deux extrêmes.

B) Fréquence et harmonique. 

Les fréquences fondamentales et harmoniques définissent les notes alors que les sons englobent deux composantes qui nous permettent de les distinguer : la composante fondamentale et l’harmonique.

La fondamentale est la fréquence à laquelle vibre la note, ce qui donne la tonalité déterminant sa position sur la gamme de grave à aiguë. L’harmonique est la composante accessoire à la note qui lui donne le timbre distinctif à l’instrument. À titre d’exemple, quand le musicien pince sa corde de guitare basse, le son plus sec qui accompagne la note est fait d’harmonique. Sans les harmoniques, les instruments auraient tous le même son et, du coup, les voix humaines se ressembleraient toutes…

Guitares en tous genres, sonorités variées.

C) Les canaux Stéréo.

Dans le jargon de l’électronique, on nous parle de ceci ou cela « par canal ». En fait, il s’agit des canaux gauche et droit pour l’écoute musicale.

Le son stéréophonique, plus communément appelé stéréo, est une méthode de reproduction permettant l’effet spatial. La différenciation entre les sons perçus de chaque côté de la tête de l’auditeur permet d’en apprécier la provenance et la profondeur de champ. Pour ce faire, l’auditeur doit se trouver à la pointe d’un triangle équilatéral formé de celui-ci et de deux haut-parleurs placés à distances égales.

D) Effet spatial de la stéréo.

Effet sonore visant à reconstituer la répartition dans l’espace des sources d’origine.

Dans des conditions idéales, l’auditeur entend les sons comme dans la nature ou comme s’il était situé en face de l’orchestre lors d’un concert. La précision du rendu sonore est cruciale, car elle permet de distinguer les sons provenant de la gauche, de la droite et de l’avant vers l’arrière. Les sons aigus, plutôt que les graves, requièrent une extrême finesse, puisqu’ils contribuent grandement à notre capacité de percevoir les effets spatiaux.

E) Les graves (basse), les moyennes fréquences (Mid), et les aigus (High).

Pour bien dire, selon les gouts, certaines personnes, préfèrent porter attention à la basse pour en ressentir physiquement les effets alors que d’autres, préfèrent les moyennes fréquences qui comportent la voix humaine, ainsi que la majorité des sonorités médianes des instruments.

Pour d’autres, ce sera d’entendre avec distinction les sons aigus des moindres harmoniques d’instruments ainsi que le scintillement des cymbales et autres fines percussions. L’audiophile, de son côté, préférera un son juste, mais surtout une spatialisation parfaite et très bien définie.

Les dispositifs offrent habituellement la possibilité de régler les sons aigus et graves, ainsi que d’autres caractéristiques, même si de plus en plus de personnes optent pour une écoute non modifiée. (flat)

De plus en plus de bons dispositifs d’amplification et haut-parleurs maintiennent sans difficulté l’intégrité des pièces reproduites, rendant inutile toute correction de timbre bas, moyen ou aigu.

Maintenant que l’on connait ce qui constitue la musique, il faut surveiller le rendement de notre équipement de reproduction. On surveillera :

1) La distorsion.

Une distorsion est un écart par rapport à l’original. Quand un appareil crée de la distorsion, il change les sons de manière à les rendre moins conformes à la source, parfois ça demeure peu perceptible alors que, dans les cas plus sévères, c’est ouvertement désagréable.

Il ne faut pas confondre la distorsion utilisée dans les instruments électriques, telle la guitare, ou celle utilisée pour la voix en y ajoutant de la profondeur, des réverbérations ou carrément un son distordu tel qu’utilisé notamment par l’artiste Billie Eilish. Ces modifications sont voulues et font partie de l’expression artistique.

Les audiophiles se soucient de trois formes de distorsion : la distorsion harmonique, qui altère les harmoniques et influence le timbre, la distorsion d’intermodulation, qui fait que les éléments phonétiques graves et aigus se perturbent mutuellement, ce qui donne une qualité sonore confuse. La troisième, dite « linéaire », sera située au niveau de la réponse en fréquence. Certains sons seront soit augmentés, soit atrophiés, ce qui entraînera une reproduction inexacte de l’emphase donnée à chacun des sons par l’artiste lors du mixage.

La mesure pour les deux premiers types sera exprimée en pourcentage, avec une valeur qui devra être inférieure à une fraction d’un pour cent. Le plus petit nombre sera le mieux. Le strict minimum devrait donc être de 0,1 % alors que, pour un audiophile, 0,05 % ou moins devra être recherché. Quant à l’évaluation de la réponse en fréquence, elle sera exprimée en dB, ou décibels, qui représentent l’énergie calculée par un algorithme. (Plus ou moins un nombre de DB).

Simplifions ceci ! Si nous avons une variante de 2 dB sur toute la gamme, il y aura par endroits trop de basses, ou d’aiguës, ou tout autre son qui sera « boosté » ou « étouffé ». Plus l’écart est faible, plus la précision est élevée. Voilà !

2) Le bruit de fond indésirable.

Un autre défi que doit relever l’équipement de l’audiophile : reproduire la musique, et seulement celle-ci.

Laissés à eux même, les appareils électroniques laissent passer des interférences sonores qui ressemblent à des sifflements et bourdonnements. Il s’exprime en décibels et correspond au niveau d’amplification à laquelle ce bruit résiduel commence à être entendu.

Un rapport de moins cent décibels (-100 dB) signifie qu’en rapport à un signal d’intensité de référence, on doit en abaisser le volume de 100 dB pour qu’il devienne inaudible, étant « entérré » par le bruit indésirable. À noter que les décibels exprimés ici sont de nature énergétique selon une formule logarithmique. Ne pas confondre avec la pression sonore exprimée aussi en dB. En bout de piste cependant, plus le bruit est inférieur au signal, plus l’audition sera aisée et définie…

Plus le chiffre en dB négatif est élevé, mieux ce sera. En effet, en plus d’être distrayant, le bruit de fond volera de la puissance et du dynamisme à l’amplification, car l’amplificateur travaillera à pousser ces sons indésirables au profit de la musique elle-même. Seule la musique se doit d’être entendue.

3) La puissance efficace.

En plus d’avoir un timbre, la musique est dynamique, c’est-à-dire qu’elle varie en amplitude constamment.

Afin de suivre les mouvements fortissimo de la musique, nous avons besoin de réserves de puissance. Cette puissance s’exprime en watts, qui est une mesure de chaleur produite à la suite d’un travail. Plus la puissance dégagée est forte, plus il se produira de chaleur ou de watts.

On aura intérêt à choisir un appareil plus puissant afin qu’il puisse suffire à la demande sans être surchargé, ce qui amènera de la distorsion indésirable.

Pour une écoute confortable et sans compromis, c.a.d, d’entendre les passages les plus doux suffisamment fort pour bien entendre sans restreindre les passages plus dynamiques sera le but à atteindre. 100 watts par canal seront un bon départ.

Indicateurs de puissance sur vu mètre.

La puissance efficace ne dira pas tout cependant, car la capacité de réserve variera d’un amplificateur à l’autre. Pour bien départager tout cela, il faudra comprendre les principes de construction et d’amplification, comme la classe « A », la classe « B » ou encore les classes hybrides « AB », enfin, la « D », etc. Il y aura un article complet sur le sujet à venir.

Plus simplement, ne voyez pas le nombre de watts comme une source de volume sonore, mais plutôt comme une réserve d’énergie permettant de dégager toutes les nuances dans votre écoute. 100 watts par canal seront un minimum alors que les audiophiles apprécieront au moins 200 W canal et plus.

4) Watts vs Distorsion.

Certains manufacturiers présentent la grande puissance de leurs appareils comme un absolu. En fait, la puissance annoncée n’a d’importance que si elle survient à faible taux de distorsion.

En effet, un même amplificateur pourra fournir 80 watts avec une très faible distorsion de 0,002 % (les sonorités ont un écart de 2 millièmes de 1 pour cent) alors que, si on le pousse jusqu’à ce qu’il produise 110 watts, il le fera, mais avec une énorme déviation de 10 %. (Sonorité ressemblante à de la radio AM)

Les fabricants qui annoncent leurs produits avec un haut taux de puissance sans se soucier du niveau de distorsion ne rend pas service à sa clientèle…

Simplement énoncé, à quoi bon que d’écouter ça fort si ce n’est pas beau…

5) Le facteur d’amortissement.

Le facteur d’amortissement d’un amplificateur ou « Damping factors » est une valeur plus rarement divulguée par les manufacturiers et, généralement, seulement dans les produits haut de gamme.

Quand un amplificateur incite un haut-parleur à réagir, celui-ci résiste physiquement au mouvement demandé. Cette résistance retournera un effet inverse à l’ampli via son câblage électrique, la fidélité sera ainsi altérée. La membrane du haut-parleur ne suivra pas les mouvements demandés et l’on perdra en fidélité. Un facteur d’amortissement élevé garantira un meilleur contrôle du haut-parleur qui devra suivre fidèlement le mouvement qui lui est demandé. Ceci dénote une certaine qualité de force de coercition en quelque sorte. Ainsi donc, un bon ensemble comportera des haut-parleurs comportant de puissants aimants, des membranes très rigide et non résonante, accouplé à un amplificateur puissant ayant un facteur d’amortissement de 150 et plus. La résultante sera un rendement des membranes de basses fréquences (woofer) qui se déplaceront de façon extrême sans claquer hors contrôle. « taper dans le fond ».

Un excellent exemple de ceci est la combinaison de haut-parleurs Persona par Paradigm avec un amplificateur STR de Anthem, comportant une puissance de 400 watts par canal et un facteur d’amortissement de 360 !

Le mot de la fin

Je viens de mettre la table pour de diverses chroniques à venir, car nous traiterons bientôt de chacune de ces caractéristiques applicables aux différentes composantes. Nous verrons comment on s’y prend techniquement pour réaliser la reproduction de fidélité, mais également j’identifierai les composantes en prenant soin d’en décrire l’utilité. Je m’attarderai surtout sur les haut-parleurs qui demeurent les plus grands responsables du succès de l’ensemble...

 

Mars est le mois consacré à l’audio !

Passez me voir au salon les 20-21 et 22 mars 2026.

Restez à l’écoute !

-Christian.

PARADIGM PERSONA+ FOUNDER

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Commentaires

Marcel Lepine - avril 1, 2024

Merci de prendre cette iniative d’expliquer…

Marcel Lepine - avril 1, 2024

Merci de prendre cette iniative d’expliquer…

Marcel Lepine - avril 1, 2024

Merci de prendre cette iniative d’expliquer…

Marcel Lepine - avril 1, 2024

Merci de prendre cette iniative d’expliquer…

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