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INFO SONXPLUS : La haute-fidélité c’est quoi au juste ?-SONXPLUS Chambly

INFO SONXPLUS : La haute-fidélité c’est quoi au juste ?

Voici donc la première d’une série qui tentera de démystifier le monde fascinant de la haute-fidélité. Notre approche sera simple afin d’aider parfois par des exemples de la vie courante, le comment et le pourquoi de la conception d’appareils de sonorisation maison de performance relevée. La haute-fidélité est le premier des cinq piliers de l’écoute audiophile moderne, on parle de l’intégrité de la reproduction sonore.

Mon but sera de vulgariser tout en évitant de confondre le lecteur comme malheureusement trop d’acteurs de mon industrie le font…

Voici un exemple qui illustre bien comment à l’aide d’un excès d’embellissements et de l’utilisation à outrance de termes savants, certains essaient de conquérir une clientèle éventuelle ou du moins, mieux paraitre…

Un manufacturier écrit ceci :

« Les filtres ne requièrent aucune pièce à cause de la synergie entre nos haut-parleurs personnalisés, mais les composantes sont les meilleures au monde. Nos filtres ne sont pas construits sur PCB parce que les circuits conducteurs laminés sont faibles et non constants. Ils sont plutôt fixés sur une mince pièce de panneau de fibre ou de polymères isolés, et les composantes sont mécaniquement serties ensemble parce que le son ainsi produit est tout simplement meilleur. Lorsque nous devons faire de la soudure, nous choisissons de la soudure de connecteurs WBT purs argent ».

Tout ceci pour dire :

Nos haut-parleurs sont bien assortis, nous n’utilisons pas de soudure, mais des connecteurs de jointage déposé sur une plaque laminée (qui est fait en réalité de matériaux similaires aux PCB) pour Print Circuit Board que le manufacturier prétend ne pas utiliser… Il prétend aussi que le montage sur PCB (un standard de construction universel des circuits) n’est pas précis ou stable. Le son est meilleur ainsi, mais si l’on doit faire des soudures, nous utilisons de l’argent… (Ce n’est pas très scientifique tout ça !)

Cela dit, continuons avec ce préambule !

Pour bien comprendre ce qui se passe quand l’on écoute de la musique, il faut connaitre ce qui en constitue la base.

Il est de notoriété que l’art musical se compose de sons très nuancés les uns des autres. Il est donc important de pouvoir saisir ces nuances le plus précisément possible, mais comment ?

Quand un appareil ou un haut-parleur reproduit de la musique, on est devant le défi de reproduire tel quel les différents aspects de cette musique. Sans ces détails fins, l’émotion de l’artiste ne passera tout simplement pas vers l’auditeur…

Dans un premier temps, en quoi est constituée la musique ?

La note

Elle donne le ton à chaque mouvement orchestré, elle peut être sourde et grave ou aiguë et scintillante ainsi que toute la gamme entre ses deux extrêmes.

Fréquence et harmonique.

Les fréquences fondamentales et harmoniques définissent les notes alors que les sons englobent deux composantes qui nous permettent de les distinguer : la composante fondamentale et l’harmonique.

La fondamentale est la fréquence à laquelle vibre la note ce qui donne la tonalité déterminant la position sur la gamme. L’harmonique est la composante accessoire à la note qui lui donne le timbre distinctif à l’instrument. À titre d’exemple, quand le musicien pince sa corde de guitare basse, le son plus sec qui accompagne la note est fait d’harmonique. Sans les harmoniques, les instruments auraient tous le même son et du coup, les voix humaines se ressembleraient tous…

Guitares en tous genres, sonorités variées.

Les canaux Stéréo.

Dans le jargon de l’électronique on nous parle de ceci ou cela « par canal » on parle en fait, des canaux gauche et droit pour l’écoute musicale.

Le son stéréophonique, plus communément appelé stéréo, est une méthode de reproduction permettant l’effet spatial. La différenciation entre les sons perçus de chaque coté de la tête de l'auditeur permet d'en apprécier la provenance et la profondeur de champs.

Effet spatial de la stéréo.

Effet sonore visant à reconstituer la répartition dans l’espace des sources d’origine.

Dans des conditions idéales, l’auditeur entend les sons comme dans la nature ou comme s’il était situé en face de l’orchestre lors d’un concert. La précision du rendu sonore influence beaucoup ici, car c’est ce qui permet de discerner ce qui vient de gauche ou de droite et de l’avant vers l’arrière.

Les graves (basse) les moyens (Mid) et les aiguës (High)

Pour bien dire, selon les gouts, certaines personnes, préfèrent porter attention à la basse pour en ressentir physiquement les effets alors que d’autres, préfèrent les moyennes fréquences qui comportent la voix humaine, ainsi que la majorité des sonorités médianes des instruments. Pour d’autres, ce sera d’entendre avec distinction les sons aigus des moindres harmoniques d’instruments ainsi que le scintillement des cymbales et autres fines percussions.

Les appareils permettent généralement d’ajuster ceci bien que de plus en plus de gens préfèrent une écoute tel quel sans altération.

De plus en plus de bons dispositifs et haut-parleurs maintiennent sans difficulté l’intégrité des pièces reproduites rendant inutile toute correction de timbre bas, moyen ou aigue. 

Maintenant que l’on connait ce qui constitue la musique, il faut surveiller le rendement de notre équipement de reproduction. On surveillera :

La distorsion.

Une distorsion est un écart par rapport à l’original. Quand un appareil crée de la distorsion, il change les sons de manière à les rendre moins conformes à la source, parfois ça demeure peu perceptible alors que dans les cas plus sévères, c’est ouvertement désagréable.

Deux types de distorsion concernent les audiophiles, la distorsion harmonique qui affecte le timbre en modifiant les harmoniques, et la distorsion dite d’intermodulation qui fait en sorte que les singulières unités phonologiques de graves à aiguës s’influencent les uns les autres ce qui résulte en une sonorité confuse. Sa mesure sera exprimée en pourcentage et d’une la valeur qui devra se situer en deçà d’une fraction de pourcentage. Le plus petit nombre sera le mieux. Le strict minimum devrait donc être de 0,1 % alors que pour un audiophile, 0,05 % ou moins devra être recherché….

Le bruit de fond indésirable.

Autre défi que doit relever l’équipement de l’audiophile, lui sera de reproduire la musique, et seulement celle-ci.

Laissés à eux même, les appareils électroniques laissent passer des interférences sonores qui ressemblent à des sifflements et bourdonnements. Il s’exprime en décibels et correspond au niveau d’amplification auquel ce bruit résiduel commence à être entendu.

Un rapport de moins cent décibels (-100db) signifiera qu’à partir de 100 décibels de puissance sonore, le bruit résiduel commence à affecter le rendement.

Plus le chiffre est élevé, mieux ce sera. En effet, en plus d’être distrayant, le bruit de fond volera de la puissance et du dynamisme à l’amplification, car l’amplificateur travaillera à pousser ces sons indésirables au profit de la musique elle-même.

La puissance efficace.

En plus du timbre, la musique est dynamique, c’est-à-dire qu’elle varie en amplitude constamment. Afin de suivre les mouvements fortissimo de la musique, nous avons besoin de réserves de puissance. Cette puissance s’exprime en watts, mesure de chaleur produite à la suite d’un travail. Plus la puissance dégagée est forte, plus il se produira de chaleur ou de watts.

On aura intérêt à choisir un appareil plus puissant afin qu’il puisse suffire à la demande sans être surchargé, ce qui amènera de la distorsion indésirable.

Pour une écoute confortable, sans compromis, c.a. d, d’entendre les passages les plus doux suffisamment fort pour bien entendre sans restreindre les passages plus dynamiques sera le but recherché. 100 watts par canal seront un bon départ.

Indicateurs de puissance sur vu mètre.

La puissance efficace ne dira pas tout cependant, car la capacité de réserve variera d’un amplificateur à l’autre. Pour bien départager tout ça, il faudra s’assurer des principes de construction et d’amplification telles que la classe « A » « B » ou hybrides tel la « D », etc. Il y aura un article complet sur le sujet à venir…

Watts vs Distorsion.

Certains manufacturiers présentent la grande puissance de leurs appareils comme un absolu. En fait, la puissance annoncée n’a d’importance que si elle survient à faible taux de distorsion. En effet, un même amplificateur pourra fournir 80 watts avec une très faible distorsion de 0,002 % (les sonorités ont un écart de 2 millièmes de 1 pour cent) alors que si on le pousse jusqu’à ce qu’il produise 110 watts, il le fera, mais avec une énorme déviation de 10 %. (Sonorité ressemblante à de la radio AM) Le manufacturier qui annonce ses produits avec un haut taux de puissance sans se soucier du niveau de distorsion ne rend pas service à sa clientèle…

Simplement énoncé, à quoi bon que d’écouter ça fort si ce n’est pas beau…

Le facteur d’amortissement.

Le facteur d’amortissement d’un amplificateur ou “Damping factors” est une valeur plus rarement divulguée par les manufacturiers et généralement, seulement dans le haut de gamme. Quand un amplificateur incite un haut-parleur à réagir, celui-ci résiste physiquement au mouvement demandé. Cette résistance retournera un effet inverse à l’ampli via son câblage électrique, la qualité sera ainsi altérée. La membrane du haut-parleur ne suivra pas les mouvements demandés et l’on perdra en fidélité. Un facteur d’amortissement élevé garantira un meilleur contrôle du haut-parleur qui devra suivre fidèlement le mouvement qui lui est demandé. Çà dénote une certaine qualité de force de coercition en quelque sorte…

Le mot de la fin

Je viens de mettre la table pour de diverses chroniques à venir, car nous traiterons bientôt de chacune de ces caractéristiques applicables aux différentes composantes. Nous verrons comment on s’y prend techniquement pour réaliser la reproduction de fidélité, mais également j’identifierai les composantes en prenant soin d’en décrire l’utilité. Suivra aussi, deux guides d’achat à rapport qualité/prix indéniable, l’un généraliste haute-fidélité et l’autre orienter vers l’écoute pour audiophile cherchant la perfection à prix raisonnable. Bref il y en aura pour tous ! 

J’espère que ceci vous a plu, et je vous invite à laisser en commentaire tous sujets que vous désirez que j’approfondisse.

Mars le mois de l’audio.

Restez à l’écoute !

-Christian. Focal Kanta.

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